Chambly : la CAQ défaite
Le mandat de Jean-François Roberge en tant que député de Chambly a suivi la CAQ dans la défaite lors des élections provinciales. Le député sortant de la circonscription a gardé son poste pendant 12 ans. Son mandat de ministre de la Langue française se termine aussi.
Il est 21 h 40 en ce lundi soir. Christine Fréchette, cheffe de la CAQ, prend la parole pour reconnaître la défaite de son parti. « J’en prends la responsabilité. » Une déclaration sur laquelle réagit Jean-François Roberge, candidat dans la circonscription de Chambly et député sortant. « C’est une cheffe qui fait preuve de leadership. Mais les Québécois ont voulu un changement et Christine Fréchette paie cette volonté de cycle. »
Ancien ministre de l’Éducation, puis de plusieurs dossiers, dont la Langue française, Jean-François Roberge était député de Chambly depuis 2014. À la suite de cette défaite avec environ 18 % des voix, il se donne un temps de réflexion concernant la suite à donner à sa vie professionnelle. « Je vais prendre un peu de temps pour moi, le temps de recharger les batteries. Je vais aussi profiter de mon épouse et de mes deux filles. »
Durant ces douze ans de mandat en tant que député, le candidat sortant revient sur sa plus grande fierté. « C’est sans conteste l’école secondaire de Chambly. Son développement rejoint aussi l’un des thèmes chers à mon cœur : la persévérance scolaire. Aussi, en tant que ministre, prendre en charge l’Éducation a été quelque chose d’important pour moi. »
Forcément, l’homme politique a été touché par le résultat puisqu’il termine troisième derrière Julie Guyot, du Parti québécois, et Sarah Belbey, du Parti libéral. « Je suis davantage triste pour mon parti, reprend-il. Je rappelle que j’en étais le cofondateur en 2011. C’est sûr que la représentation ne sera pas belle à l’Assemblée pour ce mandat et ça me fait mal. Mais on va revenir! La CAQ n’est pas un parti qui est mort. Je vais d’ailleurs participer à sa reconstruction. En tant que candidat ou militant, je ne sais pas encore. Je me donne un délai de réflexion. »
Surprise libérale
D’ailleurs, Jean-François Roberge n’hésite pas à rappeler quelques épisodes de la campagne. « Ce qui me fâche le plus est le colportage de la part de membres de l’opposition de faux chiffres comme au sujet du dossier Northvolt. Il y a eu pas mal de démagogie autour de cela et il a fallu faire face aux citoyens avec notre réalité. »
Pour Sarah Belbey, la candidate libérale, la soirée se termine sur une note positive malgré la défaite. La jeune femme a connu sa première campagne électorale et termine en deuxième position avec plus de 19 % des voix! « Je suis surprise et heureuse! Je suis vraiment reconnaissante, cela montre que les gens m’ont écoutée lors de mes démarches en porte-à-porte et des nombreuses discussions auxquelles j’ai participé. »
La candidate libérale revient sur l’idée qu’elle s’était faite de cette élection. « Beaucoup d’électeurs m’avaient confié qu’ils allaient effectuer un vote stratégique pour évincer la CAQ pour se tourner vers le Parti québécois. C’est en cela que je suis surprise. »
En revanche, Jessyca Sorel, représentante de Québec solidaire, affichait sa déception après avoir récolté un peu plus de 11 % des suffrages. « Je suis déçue, car nous avons fourni beaucoup d’efforts. Ce fut une première expérience en tant que candidate et j’osais espérer faire au moins autant qu’en 2022. » Pour le moment, Jessyca Sorel n’a pas encore donné suite à son avenir politique. « Je vais y réfléchir, car malgré tout, le résultat n’est pas si pire, car beaucoup d’électeurs ont choisi un vote stratégique. »
Iberville
Dans la circonscription d’Iberville, Audrey Bogemans, la députée sortante et représentante de la CAQ, a elle aussi terminé à la troisième place avec 19 % des votes. Elle termine derrière Mathieu Guérin, figure des Conservateurs qui, lui, récolte plus de 22 % des voix. Vanessa Riendeau du Parti libéral (12,9 %) et Nicolas Chatel-Launay (Québec solidaire) ferment la marche.